Notre histoire

L’Huilerie Emile Noël, expert des huiles végétales biologiques

Puisant ses origines au début du XXe siècle dans le moulin familial de Pont Saint-Esprit (30), notre Huilerie a construit son développement sur les qualités d’Emile Noël : la confiance en l’Homme et la nature, l’audace d’ouvrir de nouveaux chemins, l’ouverture au monde et au progrès.

Cette force de caractère a nourrit notre culture d’entreprise et fait ce que nous sommes aujourd’hui : le n°1 en France des huiles vierges biologiques, le spécialiste incontesté de la première pression à froid de graines et de fruits oléagineux. Dotée d’une amplitude de gamme inégalée, notre marque allie le savoir-faire et les outils traditionnels du maître-artisan moulinier aux méthodes de fabrication à la pointe des process qualité.

Les propriétés et la haute qualité de nos huiles vierges bio en font d’excellents actifs pour la cosmétique bio.
L’Huilerie a donc créé et fait grandir une ligne de produits de soins et de beauté sous la marque Emma Noël, labellisée Cosmébio.

En 2015, la marque sans gluten L’Emile Saveurs a vue le jour. Une marque composée d’aliments sans gluten fabriqués à base de farines déshuilées, issus de la fabrication des huiles Emile Noël.

Aujourd’hui, l’Huilerie Emile Noël reste la seule huilerie de l’hexagone à conjuguer tous les bénéfices santé, internes et externes, des huiles vierges biologiques. Familiale et indépendante, notre PME diffuse ses marques partout en France dans le réseau de distribution bio, et s’étend à l’export en Europe, en Amérique et en Asie.

l’histoire

  • Son enfance

    L’histoire d’Emile Noël a commencé le 1er janvier 1929, à Pont Saint Esprit, dans le Gard, entre Provence et Cévennes. « Je suis né dans l’huile d’olive » annonce-t-il d’emblée. « Si vous saviez comme ça sentait bon ! » s’exclame-t-il aussitôt. Un vrai cri du cœur.

    Nous voilà propulsés dans l’atmosphère odorante et chaleureuse du moulin de son enfance. Le père d’Emile Noël, maître moulinier, avait acheté ce vieux moulin à huile d’olive quelques années plus tôt, en 1920.

    C’est ainsi que le petit Emile grandit au pays de l’olive, bercé par le bruit des meules, enivré par les parfums qui s’en dégagent. Rythmée par le travail, la vie est modeste et heureuse.

    Le jeune Emile décide d’interrompre les études d’ingénieur qu’il suivait à Nîmes, pour aller travailler avec son père. « J’étais bon élève, j’avais presque achevé mes études, mais ce choix s’imposait à moi. Le plaisir de faire de l’huile était ancré en moi. J’ai dit à mon père : « Papa, j’arrête. Demain, on fait de l’huile. »

    1929
    1929-2
  • Le gel de 1956

    En 1956, une catastrophe naturelle vient bouleverser la vie locale. Le gel intense du mois de mars détruit 90 % des oliviers français. Lorsqu’Emile Noël évoque cet événement, un nuage sombre passe sur son front. « Faire de l’huile d’olive, c’était beau ! C’était mon métier, ma passion. Après ça, nous avons dû arrêter, car il n’y avait plus d’olives. C’était la panique. C’était vraiment dramatique », se souvient-il.

    Après le grand gel de 1956, la culture des oliviers devient quasi-inexistante en France. Tout est remis en question pour Emile Noël.

    Les oliviers ayant été décimés, Emile Noël décide de se réorienter vers la trituration des graines de la région, comme le tournesol et le colza. « Nous avons commencé à travailler avec des paysans qui avaient du tournesol. Au début, Andrée et moi faisions tout avec la 2CV. Puis nous avons eu un camion, c’était beau ! Tous les jours, même le dimanche, j’allais de ferme en ferme chercher les sacs de graines. Puis je revenais leur livrer l’huile dont ils avaient besoin. Les agriculteurs me permettaient de ne payer qu’en fin d’année les surplus d’huile que je gardais pour vendre. Ils m’ont fait confiance, c’était un vrai climat d’entraide.»

  • Du vrac aux bouteilles

    Emile Noël répond ainsi à la demande des agriculteurs désireux d’avoir leurs propres huiles. A la même époque, la communauté hippie rassemblée sur le plateau du Larzac, friande d’huiles naturelles, fait appel au maître moulinier pour faire triturer ses graines de tournesol.

    Au début, ses huiles ne sont vendues qu’en vrac, localement et à des distributeurs de produits naturels. L’année 1966 marque un tournant important : Emile Noël crée son huilerie, afin de conditionner ses huiles en bouteilles et d’en assurer la distribution, notamment dans ce que l’on appelle alors les « maisons de régime ». Les débuts sont pittoresques : « Dans le sous-sol de la maison, ma femme et nos filles remplissaient les bouteilles d’huile à la main, collaient les étiquettes et mettaient les bouchons. Elles faisaient 80 litres à l’heure ! Il faut que je vous dise, je dois 51 % de ma réussite à ma femme », déclare Emile Noël, les yeux pleins de reconnaissance et d’amour.

    Les huiles ainsi mises en bouteille ouvrent de nouvelles perspectives.
    Ici et ailleurs, les huiles de l’entreprise Noël affichent leurs spécificités : des huiles vierges, naturelles et « vivantes », saines, goûteuses et parfumées, en opposition avec les huiles raffinées de l’agroalimentaire industriel. En leur faveur aussi joue l’image attrayante de la Provence, de son soleil, de sa terre, et de son savoir-faire culinaire.

    1966
  • Une démarche pionnière dans l’univers du bio

    En 1972, l’Huilerie Emile Noël franchit une nouvelle étape, qui s’avèrera déterminante pour son avenir : elle devient la toute première huilerie en France à triturer des graines biologiques. Avant cette date, la notion d’ « agriculture biologique » n’existait pas encore. Cependant, Emile Noël, naturellement sensible au respect de la nature et attaché aux méthodes artisanales respectueuses des graines, « faisait déjà du bio » sans le savoir. Au début des années 1970, dans le sillage des hippies, une poignée d’agriculteurs se lance dans l’aventure biologique. Dans le Gers, notamment, l’année 1972 marque les premières cultures de tournesol certifiées biologiques par Nature et Progrès.

    « Dans la famille, nous avons toujours aimé la nature, la vie dans les champs (nous avions une ferme), les balades en forêt… », confie Emile Noël.

    Guidé par son esprit pionnier, Emile Noël a su saisir là une opportunité formidable.

    La reconnaissance des professionnels de santé

    Peu après le tournesol, la demande incite Emile Noël à proposer également de l’huile de sésame biologique. Sa démarche pionnière en bio et la qualité de ses huiles vierges traditionnelles lui valent le soutien d’éminents professionnels de la santé, comme le Docteur Catherine Kousmine. Au début des années 1980, cette spécialiste du lien entre l’alimentation et la santé se montre farouchement opposée aux huiles raffinées de l’industrie alimentaire. Elle vante au contraire les vertus nutritionnelles des huiles vierges de tournesol bio obtenues artisanalement : des aliments santé que l’Huilerie Emile Noël est la seule à proposer dans l’Hexagone.

    Au fil des années, les bienfaits de ces huiles vierges de première pression à froid ne cesseront d’être soulignés par les professionnels de la santé et de la nutrition. Pour répondre encore mieux à cette demande spécifique, Emile Noël mettra au point une association de cinq huiles : tournesol, sésame, carthame, pépin de courge, germe de blé.

    1972
  • Une gamme d’huiles végétales sans cesse élargie

    Convaincu du bel avenir de l’alimentation naturelle et biologique, Emile Noël décide en 1981 de monter en parallèle une conserverie, « Midi Provence », en partenariat avec un cuisinier de métier. Cette fois encore, tout commence dans la cave de la maison, où sont concoctés sauces tomates, tapenades, anchoïades, raviolis… En 1984, la conserverie, en plein essor, s’installe à Bollène, près de Pont-Saint-Esprit.

    Quant à la gamme des huiles biologiques Emile Noël, c’est à la fin des années 1980 qu’elle prend véritablement de l’ampleur. Aux huiles de tournesol et de sésame bio des débuts, s’ajoute alors l’huile d’olive biologique. Puis bien d’autres encore… Il faut dire qu’Emile Noël multiplie les voyages pour trouver les meilleures matières premières et rencontrer, à chaque fois qu’il le peut, les producteurs sur le terrain.

    Des matières premières récoltées dans le monde entier

    « Pour faire de bonnes huiles, il faut de bonnes graines ». Depuis le début, Emile Noël est fidèle à ce vieil adage. Il est certain que le succès de ses huiles repose aussi sur des matières premières d’une qualité optimale.

    En 40 ans, le maître moulinier a constitué un large catalogue de graines et de fruits oléagineux, qui a permis d’élaborer une gamme variée et originale d’huiles. « Dans chaque pays visité, j’avais la même question en tête : que vais-je bien pouvoir rapporter comme graine ou comme fruit à presser ? », confie Emile Noël. C’est ainsi qu’au gré de ses périples, il a rencontré des producteurs et noué des relations de partenariats fortes sur les 5 continents.

    Le mouvement ne cessera de s’accélérer, pour aboutir à la gamme actuelle des huiles biologiques Emile Noël. L’Huilerie compte aujourd’hui une trentaine de références d’huiles différentes, ce qui fait de sa gamme la plus vaste du marché !

    1981
  • Emile Noël et les circuits spécialisés bio

    L’essor de l’Huilerie Emile Noël et des autres entreprises historiques de l’univers du bio a sans conteste nourri le développement des points de vente de produits biologiques.

    Après avoir livré ses clients « en direct » pendant des années, Emile Noël a pu s’appuyer dans les années 1970 sur les « magasins de régime », dont la mission était de distribuer des produits sains, porteurs de qualités nutritionnelles. Dans les années 1980, les magasins de diététique ont pris la relève, fleurissant un peu partout. Même s’ils n’étaient pas spécifiquement axés sur le bio, ils mettaient en avant les qualités intrinsèques des huiles vierges. Ce n’est que dans les années 1990 que les magasins d’alimentation biologique se sont véritablement développés, allant bien au-delà des simples préoccupations diététiques.

    Du commerce solidaire bien avant l’heure

    Partout dans le monde, les exigences d’Emile Noël en matière de qualité sont les mêmes : « En bio, on peut s’approvisionner n’importe où sur la planète, alors nous privilégions vraiment les meilleures filières. »

    Et à chaque fois, sa démarche dépasse largement le simple échange commercial : « Les partenaires sont des occasions de rapprochement culturels, ils sont riches et complets : je veux connaître le producteur, savoir dans quelles conditions il travaille, traiter directement avec lui, mettre en place une relation fidèle, à long terme. Les quantités importantes que nous négocions nous placent en bonne position pour une relation de qualité. »

    C’est dans cet esprit qu’Emile Noël a initié, il y a plus de 25 ans, une filière sésame en Afrique. Même si la notion moderne de « commerce solidaire » n’existait pas encore, on en trouvait toutes les caractéristiques : prix garantis au producteur, engagements sur les quantités, primes pour le bio, financement d’écoles…

  • Le commerce Bio Équitable, tout naturellement

    Après cette longue présence en Afrique et le travail de fond déjà réalisé, c’est tout naturellement que l’entreprise obtient la certification Bio Equitable en 2003. « Comme pour le bio, nous avons eu 10 bonnes années d’avance pour le commerce équitable. Nous avons rejoint le référentiel Bio Equitable parmi les premiers, après le cacao et le quinoa. Quand nous nous sommes présentés devant leur cahier des charges, nous répondions déjà aux critères », explique-t-il.

    Au-delà de la finalité éthique, le commerce Bio Equitable est un moyen efficace de construire une filière de qualité sur le long terme, avec le moins d’intermédiaires possibles entre l’Huilerie et les producteurs.

    2003
    2003-2
  • Une vie s’éteint (1929-2011)

    Emile Noël, fondateur de l’Huilerie Emile Noël, s’est éteint le 28 septembre 2011 à l’âge de 82 ans.

    Figure historique de la bio, pionnier des huiles biologiques dès 1972, précurseur du commerce équitable et solidaire, l’enfant de Pont Saint-Esprit a fait d’un moulin familial une entreprise à la conquête des continents.
    Emile Noël a agi sa vie entière dans la conviction que les relations humaines fondent toute réussite.

    Sincérité, respect, confiance et excellence ont guidé ses échanges avec ses collaborateurs et tous les partenaires de l’Huilerie, des agriculteurs aux détaillants. Chacun pourra se souvenir d’Emile au grand sourire, qui recevait ses clients comme des amis sur les salons bio autour d’une nouvelle huile à partager. Visionnaire jusqu’au bout, Emile Noël aura préparé bien à l’avance la suite de l’histoire, en confiant dès 1994 la présidence de l’entreprise à sa fille Annick Garnier, et en 2015 la présidence à son petit-fils David Garnier.

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    David Garnier, petit-fils d’Emile Noël

    L’arrivée de David à la présidence de l’Huilerie marque l’entrée de la quatrième génération Noël. Il succède à sa mère, Annick Garnier, à la présidence de l’Huilerie depuis 1994. « Notre histoire, je l’ai dans le cœur. Et dans la tête… j’ai beaucoup de projets ! Nos fondamentaux seront toujours là : les huiles vierges végétales, l’agriculture biologique, l’excellence dans notre approche du métier, les filières solidaires, équitables et sécurisées ».

    Rien d’étonnant dès lors que David soit celui par qui l’Huilerie s’est lancé résolument à la conquête des continents. Après avoir choisi de « faire ses classes » en vivant la vie de chaque service au sein de l’entreprise, le jeune homme renforce et anime pendant un temps la direction commerciale export. Sous son impulsion, le chiffre d’affaire de l’Huilerie atteint le cap symbolique des 20 % réalisés à l’étranger, dans 40 pays différents.

     

     

    Maîtriser et grandir

    Notre Huilerie est une PME indépendante. Investir est dans notre ADN : locaux de 6000 m2 évolutifs avec les normes, laboratoire en interne, atelier de conditionnement automatisé, applications informatiques sur-mesure… L’entreprise s’est renforcée et structurée, avec des fonctions, équipes et compétences dédiés aux achats, à la réglementation, à l’export, au laboratoire, à la qualité, à la R&D, au marketing…